C'est le sujet que tout le monde repousse, et celui qui coûte le plus cher le jour où il se pose. Beaucoup de propriétaires louent en courte durée avec un contrat qui, en réalité, ne les couvre pas.
Une assurance habitation classique couvre un logement occupé par son propriétaire. Un contrat propriétaire non occupant, souvent abrégé PNO, couvre un logement loué en location classique.
Ni l'un ni l'autre ne couvre spontanément une activité de location meublée de courte durée, qui est juridiquement une activité commerciale avec une rotation permanente d'occupants.
La règle est simple : votre assureur doit être informé par écrit de l'usage réel du bien. Une déclaration inexacte peut entraîner une réduction de l'indemnité, voire un refus de garantie au moment du sinistre.
Le vol sans effraction. Un voyageur dispose des clés. Un vol commis par un occupant légitime n'est donc pas un cambriolage au sens de nombreux contrats. Vérifiez la rédaction exacte.
Les dommages causés par les occupants. Certaines polices les excluent, en considérant qu'ils relèvent de la responsabilité du voyageur. En pratique, cela vous renvoie vers la garantie de la plateforme.
Le nombre de nuitées ou de contrats. Certains contrats posent des limites au delà desquelles l'activité est requalifiée et la garantie tombe.
La copropriété. L'assurance de l'immeuble couvre les parties communes, jamais votre activité ni votre mobilier.
Les programmes de protection proposés par les plateformes indemnisent certains dommages causés par un voyageur, sous conditions strictes de délai et de preuve, et dans la limite de plafonds.
Ce ne sont pas des contrats d'assurance souscrits par vous, vous n'en êtes pas l'assuré au sens juridique, et ils ne couvrent ni l'incendie, ni le dégât des eaux d'origine technique, ni votre responsabilité envers un tiers, ni la perte de revenus.
Ils viennent en complément d'une vraie assurance. Jamais à sa place.
Si vous n'êtes pas propriétaire, l'accord écrit du bailleur est indispensable, et votre assurance locataire doit également être informée de l'activité. Sans ces deux éléments, vous cumulez un risque contractuel et un risque assurantiel.
Demandez les réponses par écrit. Un courriel de votre assureur vaut mieux qu'une conversation rassurante.
Déclarez l'usage réel, obtenez l'extension courte durée, vérifiez les exclusions et n'assimilez jamais la garantie de la plateforme à une assurance. Le surcoût annuel d'un bon contrat est marginal au regard d'un seul sinistre non couvert.
Cet article présente des principes généraux et ne remplace pas l'analyse de votre contrat. Seul votre assureur peut confirmer l'étendue exacte de vos garanties.
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