Le calendrier énergétique se resserre année après année, et il est devenu difficile de savoir ce qui s'applique à un meublé de tourisme plutôt qu'à une location classique. Faisons le point simplement.
Le DPE, diagnostic de performance énergétique, classe un logement de A à G selon sa consommation d'énergie et ses émissions de gaz à effet de serre. Depuis sa refonte de 2021, il est opposable, c'est à dire qu'il engage juridiquement celui qui le produit et celui qui s'en prévaut.
Il est passé d'une information indicative à un document qui conditionne le droit de louer.
Depuis le 1er janvier 2023, les logements les plus énergivores, ceux dont la consommation dépasse un seuil correspondant au bas de la classe G, ne peuvent plus être proposés en location à usage de résidence principale.
La suite est connue et programmée : l'ensemble de la classe G, puis la classe F, puis la classe E sortiront progressivement du marché de la location de longue durée.
Depuis le 1er avril 2023, un audit énergétique est par ailleurs obligatoire lors de la vente d'une maison ou d'un immeuble classé F ou G.
Point important et souvent mal compris : ces interdictions visent la location à usage de résidence principale. Un meublé de tourisme, loué à une clientèle de passage qui n'y élit pas domicile, n'entre pas dans le même cadre.
Cela ne veut pas dire que le sujet ne vous concerne pas, pour trois raisons.
Toutes les rénovations ne se valent pas. Sur un appartement, quatre postes concentrent l'essentiel du gain pour un budget maîtrisé.
Faites établir un audit avant d'engager les travaux : il indique quelles opérations font réellement changer de classe, ce qui n'est pas toujours intuitif.
Si votre bien est classé F ou G, traitez le maintenant. Les artisans sont plus disponibles avant les échéances, les aides existent, et un logement mieux isolé se loue mieux en toute saison.
Si vous achetez, faites du DPE un critère de négociation. Un bien mal classé se paie moins cher, et l'écart finance souvent les travaux.
Les interdictions actuelles visent la résidence principale, pas le meublé de tourisme. Mais la direction est claire, les communes suivent, et un logement énergivore coûte cher et note mal. Le bon moment pour agir est toujours avant l'échéance.
Cet article présente l'état des textes à sa date de publication. Le calendrier énergétique évolue régulièrement : vérifiez les seuils en vigueur avant toute décision.
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