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La réforme du DPE des petites surfaces : une bonne nouvelle pour les studios

7 min de lecture

Depuis la refonte du diagnostic de performance énergétique, les petits logements étaient systématiquement mal notés, pour une raison purement mathématique et sans lien avec leur qualité réelle. La correction annoncée cette année change la situation de dizaines de milliers de studios.

Le biais de calcul

Le DPE exprime une consommation d'énergie rapportée au mètre carré. Or une partie de cette consommation ne dépend pas de la surface : la production d'eau chaude sanitaire est calculée à partir du nombre d'occupants, pas de la taille du logement.

Conséquence mécanique : dans un studio de 25 m2, cette consommation fixe se répartit sur très peu de mètres carrés, ce qui gonfle artificiellement le résultat au mètre carré. Le même équipement, dans un appartement de 80 m2, produit un résultat bien meilleur.

Autrement dit, deux logements identiquement équipés obtenaient des classes différentes uniquement à cause de leur surface.

La correction

Un arrêté a modifié le mode de calcul pour les logements d'une surface inférieure à 40 m2, en ajustant le coefficient appliqué à l'eau chaude sanitaire. La mesure entre en vigueur au 1er juillet 2024.

L'effet est significatif : une part importante des petits logements classés F ou G remonte d'au moins une classe, sans qu'aucun travaux n'ait été réalisé. Les estimations publiques évoquent plus de cent mille logements concernés.

Ce que cela change concrètement

  • Pour la location de longue durée, des logements qui allaient devenir interdits à la location redeviennent louables. C'est un répit réel pour les propriétaires de studios.
  • Pour la vente, l'obligation d'audit énergétique attachée aux classes F et G disparaît pour les biens qui remontent.
  • Pour la location courte durée, l'enjeu est différent mais bien réel : les communes intègrent de plus en plus la performance énergétique dans leurs conditions d'autorisation.

Faut il refaire son diagnostic

Si votre logement fait moins de 40 m2 et qu'il est classé F ou G avec un diagnostic établi avant la réforme, oui, cela vaut la peine.

Un nouveau diagnostic coûte entre 100 et 250 euros. Si le logement remonte d'une classe, le gain se compte en valeur du bien et en droit de le louer. C'est un des rares investissements où le retour est immédiat et certain.

Attention en revanche à un point : le nouveau calcul ne s'applique qu'aux diagnostics établis après l'entrée en vigueur. Un ancien diagnostic reste valable avec son ancienne classe jusqu'à sa date d'expiration.

Ce que la réforme ne change pas

Elle corrige un biais de calcul, elle n'améliore pas l'isolation. Un studio réellement énergivore le reste, avec des factures élevées, un inconfort en hiver et une surchauffe en été.

La réforme vous donne du temps, pas une dispense. Les travaux d'isolation restent la seule réponse de fond, et ils améliorent aussi le confort, donc les commentaires.

Ce qu'il faut retenir

Si vous détenez un logement de moins de 40 m2 mal classé, faites refaire le diagnostic après l'entrée en vigueur. Le coût est faible, le gain potentiel important, et la démarche ne présente aucun risque.

Cet article présente l'état des textes à sa date de publication. Vérifiez les modalités en vigueur auprès d'un diagnostiqueur certifié avant toute démarche.

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